Déploiement du réseau 5G en zone urbaine : un défi en 5 temps

Véritable révolution, le réseau mobile de cinquième génération, le 5G, nous promet des avantages considérables par rapport au réseau 4G actuel : délais de latence réduits, transmission des données plus rapide, haute fiabilité et capacité de traiter beaucoup plus de périphériques connectés dans un même périmètre.

On assiste à son implantation un peu partout à travers le monde. Et le Québec n’est pas en reste. À quelques pas du siège social d’Hypertec, la Ville de Montréal procédera à des tests précommerciaux dès 2020. Selon le Journal Métro, la zone test s’étendra sur 2 km2, délimitée par les rues Guy, Notre-Dame Ouest, Sherbrooke et le boulevard Saint-Laurent. Dans cette seule petite zone, quelque 200 antennes du réseau 5G seront déployées.

Le but du projet est de permettre à certaines entreprises de tester le nouveau réseau et aux directions de santé publique provinciales et fédérales de faire des analyses.

Car des tests et des analyses, il y en aura. Beaucoup. Il ne s’agit pas que de remplacer les anciennes antennes par des nouvelles. C’est une tout autre infrastructure à réfléchir, construire et déployer : un processus qui comporte son lot de défis !

Les défis 5G dans les zones urbaines

L’implantation du réseau de nouvelle génération ne se fera pas en claquant des doigts. Les zones rurales doivent jongler avec certaines difficultés, comme la fracture numérique causée par la superficie du territoire à couvrir et la faible densité de population. En voici 5 principaux défis qui se trouvent en zone urbaine :

1. La multiplication des antennes

Avec le réseau 4G, les antennes existantes ont une couverture macrocellulaire d’environ 25 km2. Des zones de couverture aussi grandes ne seront plus possibles avec la technologie 5G. Il faudra plutôt mettre en place des petites cellules, soit femtocellules ou picocellules. Ce sont des antennes ou des stations de base miniatures qui couvrent un territoire beaucoup moins vaste. Pour desservir une superficie de 3 km2, il en faudrait jusqu’à 60 ! Le calcul est simple, mais évocateur : multipliez par 600 le nombre d’antennes nécessaires par rapport à l’ancien réseau.


2. L’emplacement des antennes

Évidemment, toutes ces antennes devront être installées quelque part. Mais pas n’importe où. Pour fournir une couverture adéquate, en plus des antennes existantes sur les toits des immeubles, de nouveaux emplacements seront nécessaires. On peut penser à tous les poteaux de services publics, lampadaires, feux de circulation, abribus et autres bâtiments. En raison de la fréquence de fonctionnement du 5G, des antennes seront également placées à l’intérieur des immeubles.

 

3. La connectivité par câble

Pour connecter les antennes, une infrastructure de réseau par câble est nécessaire. Mais dû aux exigences de la bande passante du 5G, le câblage en cuivre existant est insuffisant et désuet. La solution : se tourner vers un câblage à fibre optique qui sera en mesure de gérer des demandes de capacité élevées.

Pour créer un réseau compatible avec le 5G, il faut amener la fibre le plus près possible des nouvelles antennes. Donc, là où la fibre n’existe pas, il faudra l’installer. Et là où elle existe, il faudra probablement ajouter du câblage supplémentaire, puisque la capacité actuelle risque d’être insuffisante.

Dans les centres urbains, la permission des municipalités sera obligatoire pour accomplir les travaux, comme creuser des tranchées et passer de nouveaux câbles.

4. L’informatique en périphérie

Comparativement à la connexion relativement simple du réseau 4G entre une antenne et un centre de données, l’infrastructure du réseau 5G se compose de plusieurs couches et de différentes antennes qui ont une couverture plus petite, mais qui traitent l’information plus près des appareils connectés ; c’est le propre de l’edge computing. Bien qu’il soit essentiel pour que le 5G livre une performance optimale et efficace, l’informatique en périphérie contribue aussi à complexifier la connexion réseau, une complexification incontournable pour éviter que la bande passante et la latence n’en souffrent.

5. Des couts importants

La majorité des experts du domaine ne considèrent pas la modernisation des infrastructures existantes comme une solution. Et au sujet de l’installation de la nouvelle infrastructure 5G, ils s’accordent tous pour dire que les couts engendrés seront considérables : antennes, câblage, électricité, main-d’œuvre, nouveaux centres de données, nouvelle infrastructure informatique…

Une fois l’installation complétée, s’ajoutent les couts d’exploitation de la gestion et de la maintenance des composants, en plus des frais occasionnés par la « location » des immeubles et des infrastructures où les antennes sont installées.

Conclusion

Bien que les tests à Montréal ne seront effectués que sur deux kilomètres carrés, ils fourniront certainement quelques pistes de solution pour relever les six principaux défis de l’implantation du 5G. Et gageons que de nouveaux obstacles encore inconnus émergeront en cours de route.

Chose certaine, il y a encore beaucoup à faire en coulisse pour assurer le déploiement de la connectivité du 5G. D’ici là, sachez que nos experts ont les yeux rivés sur la situation !

Une infrastructure performante dotée de serveurs à faible latence est indispensable pour bénéficier de tous les avantages de l’edge computing. Contactez-nous pour vous informer sur nos solutions de système évolutif pour environnement multiserveur, et soyez fin prêt à l’arrivée du réseau mobile 5G.

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Odyze Wright

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